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Surdité – Supports visuels


  • Attention : ne pas tomber dans le « je fais à ta place » ; ne pas trop décortiquer, ne pas trop étayer.

  • Tout d’abord, il est difficile pour l’enfant de suivre à l’oral ce que dit l’enseignant quand on lui propose parallèlement une autre tâche.

    Exemples : prendre des notes et écouter ; écouter et suivre un document ; écouter et regarder un film/documentaire/diaporama.

    Il est donc primordial de prendre des notes quand l’enfant suit le document et ne peut voir les commentaires de l’enseignant. Il sera donc nécessaire par la suite de reprendre avec lui les notes avec le document. S’il s’agit d’une description, expliquer les termes nouveaux, montrer de quoi il s’agit…

    Idéalement, un polycopié explicatif devrait être remis à l’enfant afin qu’il ait les informations. Il pourra alors s’y référer. Préparer en avance avec l’enseignant les polycopiés de la prochaine leçon.(histoire, géographie, sciences).

    Le mieux : écrire puis parler en montrant l’écrit, le dessin…

  • L’écrit des phrases leur permet une mémorisation fiable des formes linguistiques.

    Un code couleur peut être mis en place pour aider la mémorisation des phrases de types Sujet-Verbe-Compléments :

    – le groupe sujet (jaune)

    – le groupe verbal (rouge)

    – le complément de temps (bleu)

    – les compléments circonstanciels (noir)

  • Pour l’explication de mots, de phrases, de consignes : écrire et/ou symboliser par des images, des dessins, des symboles, des pictogrammes..

    Ne pas oublier que l’enfant peut vite perdre le fil, donc écrire le titre (de la leçon, du thème abordé, de la lecture), le plan, les mots importants, …  

  • Idées de Supports : Images, photos, dessins, symboles, frises, organigrammes, pictogrammes, utilisation de couleurs, écrits (affichages), mimes, expression du visages, gestes, théâtralisation, …

  • Les exercices écrits seront en quantité limitée si l’élève fatigue.  

  • Toujours faire un exemple avec l’élève pour s’assurer de la compréhension de la consigne.

  • Illustrer les consignes avec des pictogrammes/symboles. Ne pas oublier d’insérer des symboles pour les « petits mots » (et, dans, sur, …). Pour « au-dessus », le symbole pourra être un point au-dessus d’un petit trait, pour «en dessous », un point en dessous d’un petit trait. Pour « sur », un point sur le petit trait, etc.

  • Les corrections sont parfois difficiles à intégrées par l’élève. En effet, elles sont souvent assorties de commentaires que l’élève ne peut pas recevoir s’il est en train d’écrire. Il aura peut-être besoin d’aide ou d’une feuille de correction complétée.

    Il est possible aussi de participer aux séances avec l’enseignant spécialisé pour voir comment se passe la correction en individuel et être capable de le refaire dans d’autres situations.

    Il est possible de reprendre le travail fait en amont avec l’enseignant spécialisé.

  • Intégrer les fiches de correction dans le cahier-outils qui permettront à l’enfant de revoir le travail.

  • Si l’enseignant donne une consigne orale en fin de journée quand tous les enfants font leur cartable, la noter si possible dans l’agenda ou le cahier de texte de l’élève.