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Surdité – Lecture


  • Il est bénéfique pour l’enfant sourd que la lecture soit mise en place le plus tôt possible. Les supports visuels comme l’écrit vont permettre à l’enfant de mémoriser, de comprendre, de lever des doutes qu’il avait l’oral (sons, syntaxe, exactitude des mots entendus). C’est une aide pour acquérir le langage oral. Ne pas hésiter à mettre à disposition de l’enfant le mot écrit sous l’image.

  • Pour que la lecture se mette en place correctement, il faut insister sur l’accès au sens. En effet, il se peut que l’enfant ait mal enregistré les mots à l’oral (par exemple, pour lui, une vache, c’est une fache (car il n’a pas pas bien entendu le « v »). Quand il lit, il faudra donc bien vérifier la compréhension des phrases et mots lus. Si l’enfant lit « vache », il ne va pas forcément comprendre ce que c’est : à vous de vérifier.

  • Les gestes de la méthode Borel-Maisonny peuvent être une aide précieuse. Voir avec l’enseignant et/ou l’orthophoniste pour savoir si la méthode peut avoir un intérêt dans les apprentissages de l’enfant. Tout dépend des modes de communication de l’enfant et des méthodes pédagogiques.

  •  Dans cette méthode, chaque son est associé à un geste. Le geste reprend la forme de la lettre, comme le « s » :
    Son S

  • Ou bien les caractéristiques du son, comme pour le « f »  (on souffle pour faire le vent et le geste illustre le mouvement de souffle) :
    Son F

  • Ou encore à la fois les caractéristiques du son et la forme de la lettre, comme le « n » (les deux pattes de la lettre (forme) qui touchent le nez car pour ce son, l’air sort par le nez) :
    Son N

  • Les difficultés généralement rencontrées en lecture :

    • Problèmes d’intonation, de débit

    • Non respect des liaisons

    • Lecture des « e » muets

    • Confusion de lettres

    • Lecture de toutes les lettres écrites

    • Compréhension faussée face à des homonymes, des nouveaux mots, des expressions inconnues…

  • Lecture d’une histoire : il est conseillé, dans un premier temps, de la lire avec l’élève en expliquant les mots non-compris, en élargissant les champs sémantiques, en donnant des exemples concrets.

    Vous pouvez mimer la scène, mimer les émotions des personnages. Ne pas hésiter à faire des gestes, à théâtraliser.

  • Proposer un code couleur peut être une aide facilitatrice surtout pour les petits-mots. (le/la/les/pour/dans…)

    Le genre des noms (féminin/masculin) et la segmentation des mots sont très difficiles à intégrer par l’enfant. Utiliser des étiquettes.

  • Exemple : une trousse un garçon lherbe

    Pour la segmentation : séparer les mots en faisant des traits.

    Pour le genre : travailler avec des étiquettes que vous aurez préparées.