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Surdité – Langage oral : compréhension


  • Être vigilant à ce que l’enfant ait bien compris : « entendre » n’est pas synonyme de « comprendre ». 

  • Se demander s’il a compris la totalité du message ; parfois il se peut que seulement quelques mots aient été compris et que le reste soit extrapolé, faussant la compréhension. Parfois il confond des mots, fait des contresens.

  • Il est donc important de savoir identifier les signes qui font penser à la non compréhension de l’élève : perte d’attention/de concentration, hésitations, réponse inappropriée, mimique inattendue, sourire figé, réponses par « oui » à toutes les questions.

  • Dans un premier temps, répéter ce qui a été dit.

Si après 2,3 répétitions il ne comprend pas :

  • Reformuler : choisir des mots courants, des tournures plus contextuelles, changer la structure de la phrase.

  • Simplifier : moins de mots, mots plus courants, phrases courtes. Mais faire des phrases correctes et construites.

  • Expliquer : une consigne, une phrase, un mot.

    Une consigne : ne pas hésiter à mimer, à faire des gestes, des signes.

    Une phrase : pourront ne pas être compris des verbes, des tournures grammaticales, des mots. Expliquer tout d’abord globalement en reformulant, avec des mots plus courants, puis demander quels mots ne sont pas compris/connus :

    Un mot : Tout nouveau mot doit être expliqué : par une définition ou par un synonyme. C’est l’occasion d’utiliser le dictionnaire.  

  • Les mots polysémiques (à plusieurs sens) : des contre-sens peuvent être fait. Exemple : « Il y a beaucoup de bouchons ce matin. »,  » En tête de course. ».

    Les expliquer toujours avec des mots connus de l’enfant, avec des images…

    Prendre le temps de refaire un exercice afin de savoir si c’est la notion ou le terme qui n’est pas compris.

  • Les expressions et les termes familiers : par exemple « casser les pieds », « prendre la tête », « être têtu comme une bourrique ». Tout ceci est très compliqué à comprendre par l’enfant sourd. Il faudra là aussi trouver des supports visuels pour les faire comprendre à l’enfant.

  • Des situations de jeu, avec lui ou avec un groupe d’élèves peuvent l’amener à comprendre des expressions françaises.

    1 : mimer l’expression; 2 : illustrer l’expression avec des mots ; 3 : l’utiliser dans une phrases.

  • D’autres subtilités de la langue sont difficiles à comprendre pour l’élève sourd : les connotations positives ou négatives d’un mot, le second degré et l’ironie. Exemple : « C’est bien ! Continue  ! »

  • Certaines expressions actuelles de la télévision, du téléphone portable (les SMS) ou de l’Internet (les Tweets par exemple) peuvent être expliquées à l’enfant.

    L’écriture SMS est très difficile à comprendre par l’enfant (écriture « phonétique » qui n’a aucun sens pour lui). Il est possible qu’il vous sollicite pour comprendre le sens d’un SMS qu’il a reçu.

  • L’enseignant doit laisser le temps à l’élève de regarder ce dont on parle (par exemple : une image, une correction,…), puis lui laisser le temps de regarder le locuteur pour qu’il s’aide de la lecture labiale.

    Mobiliser l’attention de l’enfant en lui montrant ce qu’il faut suivre puis en lui disant de regarder l’enseignant ou le camarade qui prend la parole.