Invent

IMC


L’Infirmité Motrice Cérébrale est un trouble moteur caractérisé par des troubles du tonus.

Le tonus se définit par un état de contraction légère et permanente des muscles, assurant l’équilibre du corps au repos et le maintien des attitudes. Lorsqu’il y a Infirmité Motrice Cérébrale, le tonus est soit trop important (hypertonie), soit pas assez (hypotonie), soit difficile à adapter (dystonie).

Ce trouble du tonus est causé par une lésion dans le cerveau qui a eu lieu avant, pendant ou peu de temps après la naissance. Le trouble se distingue donc d’une lésion de la moelle épinière qui se serait déroulée après les premières années de l’enfant, et qui touche le plus souvent uniquement les jambes. Il est également différent d’une maladie musculaire comme la myopathie de Duchenne. C’est la « commande du tonus », située dans le cerveau, qui a été altérée lors des lésions.

L’infirmité pure n’est pas associée à une déficience intellectuelle, son expression est purement motrice. Certains élèves qui paraissent avoir le même type de handicap mais qui présentent un trouble intellectuel d’importance variable sont eux touchés par un IMOC (trouble du tonus associé à une déficience intellectuelle légère à moyenne) ou un polyhandicap (trouble du tonus associé à déficience intellectuelle sévère à profonde). 

Le trouble peut toucher tout le corps (y compris le cou et le visage), essentiellement les jambes ou encore une moitié droite ou gauche du corps (hémiplégie). L’intensité du trouble moteur peut être très variable.

Les lésions qui se sont produites dans le cerveau ne sont pas restreintes aux régions motrices. C’est pourquoi les enfants IMC ont souvent d’autres difficultés qui peuvent être de différentes sortes, qu’on ne retrouve pas chez chaque enfant de la même manière :

  • Tout ce qui concerne la reconnaissance visuelle (agnosie visuelle) : l’enfant pourra être gêné dans la reconnaissance des lettres, des images, des objets, des couleurs ou encore des visages.

  • Des troubles du geste (dyspraxie gestuelle ou dyspraxie visuo-spatiale) : l’enfant aura en plus de ses troubles moteur purs, des problèmes à programmer et à exécuter correctement des actions motrices.

  • Des troubles du regard : d’où des difficultés à lire un tableau à double entrée, à reproduire un dessin en symétrie, à repérer le début de la ligne…

  • Des troubles de la mémoire ou de l’attention et du comportement (hyperémotivité par exemple, cependant souvent une conséquence des autres troubles).

  • Des troubles du langage oral (articulation, recherche de mots « sur le bout de la langue » et compréhension) ou de la lecture et de l’orthographe.

  • Une lenteur d’exécution des tâches (que ce soit moteur ou pas : il faut le temps que ce soit intégré pour que l’action se déclenche).

  • Des troubles du calcul et/ou du raisonnement.

  • Une épilepsie. Celle-ci n’est pas systématique.

    Tout ceci est à prendre en compte lorsque vous travaillez aux côtés de l’enfant.

Voici les principales aides à lui apporter :

  • Aider l’élève au niveau des apprentissages : L’Infirmité Motrice Cérébrale est une pathologie qui peut limiter considérablement l’autonomie. Les enfants que vous voyez dans le milieu ordinaire ont en général une pathologie motrice plus modérée. Vos interventions et adaptations concerneront davantage les troubles qu’on appelle « cognitifs » c’est-à-dire le langage, la mémoire, les gestes, le regard, l’attention, etc.

  • Aider l’élève dans sa motricité : En ce qui concerne les troubles moteurs purs, vous pourrez apporter de l’aide à l’enfant dans son installation et parfois lors des repas, toujours avec les conseils et l’autorisation de professionnels/des parents. Les troubles dus aux lésions cérébrales sont majorés par l’énervement et le stress. Il sera bénéfique de les limiter. Vous pourrez aussi l’aider pour la motricité fine (tout ce qui nécessite des actions motrices précises), nécessaire pour dessiner ou écrire.

  • Les conseils sont à adapter en fonction de l’âge de l’enfant et de ses difficultés personnelles que vous apprendrez à connaître au fil du temps. Faites-vous aider par l’enseignant ou même l’orthophoniste si possible, pour sélectionner les informations qui concernent l’enfant (vous pouvez cocher la case à droite) et annoter ou surligner le texte déjà présent.