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Dysphasie – Moyens pour améliorer la compréhension


  • Si les difficultés de compréhension orale sont majeures il faut à tout prix appuyer le langage avec des moyens non-verbaux. Utiliser au maximum les gestes, les mimiques, le regard, le toucher, les pictogrammes, le dessin, le langage écrit, les images, les photos, les schémas…
  • La lecture peut devenir un support au langage oral. Si son apprentissage est possible elle sera très bénéfique pour l’enfant.
  • Savoir quels moyens utilisent les parents et l’orthophoniste (Makaton, langue des signes, langage parlé complété, méthode Borel-Maisonny, pictogrammes…) afin de ne pas perdre l’enfant avec trop de méthodes différentes.
  • Le Makaton est une méthode efficace pour ces enfants, elle allie la langue des signes et des pictogrammes. Il existe des formations ouvertes à tout public (36h réparties sur 6 jours et 3 sessions), vous trouverez des renseignements sur le site suivant: http://www.makaton.fr/article/calendrier-des-formations.html.
  • Faire le maximum de démonstrations, de manipulations d’objets pour illustrer les concepts. Donner beaucoup d’exemples.
  • Utiliser des dictionnaires visuels, des imagiers.Être redondant dans les explications, utiliser plusieurs canaux sensoriels à la fois.
  • Répéter les consignes et reformuler si nécessaire.
  • La lecture labiale peut améliorer sa compréhension, il est donc important qu’il puisse voir votre visage et celui de l’enseignant. Il pourra par exemple distinguer la différence entre le mot pain (bouche fermée au début) et le mot vingt.
  • Accentuer les mots importants dans la phrase.
  • Demander à l’enseignant d’écrire au tableau les mots clés et les points importants.
  • Utiliser du vocabulaire concret et lui expliquer les mots abstraits.
  • Développer les représentations qu’il se fait dans sa tête pour différents mots ou phrases. Lui demander comment il imagine un chat, la colère, une situation donnée… Savoir comment il se représente une scène d’une histoire.
  • Il existe plusieurs sortes de pictogrammes (Bliss, Pecs, Grach). Le choix dépend de l’âge de l’enfant, de ses capacités à intégrer un code plus ou moins abstrait, de ses compétences intellectuelles et de ses capacités visuelles pour reconnaître les images.
  • Créer un carnet de communication avec des bandes velcro pour placer les pictogrammes. Les pictogrammes peuvent aussi être classés par ordre alphabétique ou par thèmes.