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Dysphasie – Mathématiques


  • L’entraîner à classer différentes choses selon plusieurs critères. Par exemple ranger des pièces de formes géométriques, de tailles, de couleurs variées.
  • Exercer aussi la conservation des quantités en jouant avec une boule de pâte à modeler, ou en transvasant des billes entre différents contenants, ne pas oublier de revenir à l’état initial pour qu’il voit que c’est toujours pareil.
  • L’enfant doit pouvoir se concentrer sur les notions mathématiques à travailler. Pour cela, soulager toutes ses difficultés de langage: lui lire et lui expliquer les énoncés, simplifier au maximum le vocabulaire, expliquer certains mots (chaque, autant, tous, ôter…) et s’assurer qu’il ait compris.
  • Il y a souvent plusieurs informations dans une même phrase, lui faire souligner chaque élément important d’une couleur différente.
  • Guider l’enfant pour qu’il parvienne à procéder par étapes. Commencer par lire la question avant de lire l’énoncé du problème et lui demander d’expliquer ce qu’on lui demande. Un aide mémoire détaillé est disponible sur le site http://eric.hurtrez.upi.tsl.free.fr/page_4.html, dans l’onglet dysphasie partie 2 diapositive 147.
  • Illustrer au maximum les problèmes, faire des schémas avec l’enfant, manipuler des objets pour matérialiser les énoncés.
  • Ne pas exiger de lui une tournure de phrase parfaite, l’important est de savoir s’il a compris la notion abordée.
  • L’autoriser à compter sur ses doigts voire utiliser la calculatrice.
  • Si l’apprentissage des tables de multiplication est trop dur pour lui, l’autoriser à avoir un memento.
  • L’essentiel est qu’il comprenne le sens des calculs, comment résoudre un problème et quelle opération choisir. Utiliser au maximum des situations de la vie quotidienne (ex: pour travailler la division partager un paquet de bonbons, pour la multiplication acheter 6 jeux vidéos à 10€…). Il est possible de fabriquer des billets et des jeux.
  • Les fichiers Sésame (CP au CM2) offrent une présentation plus simple que les supports classiques qui sont souvent trop détaillés. Cependant il faut tout de même lire la consigne à l’enfant.
  • Les fichiers « maths sans paroles » (édités par le CRDP de l’Académie de Versailles et accessibles en ligne) permettent à l’enfant de travailler en autonomie.
  • Entraîner souvent l’enfant à compter, lui faire compter par exemple le nombre de cartes qu’il a gagnées, le nombre de jetons… Lui faire dénommer des nombres écrits en chiffres, ou en lettres.
  • Aider l’enfant à faire le lien entre le nom du nombre, la quantité que ça représente et l’écriture du nombre. Voici un exercice: faire 3 colonnes, dans la 1ère dessiner 1 bille, 2 crayons, 3 bonbons, etc, dans la 2ème écrire les nombres correspondant aux dessins en chiffres arabes et dans la 3ème en lettres. L’enfant doit relier ce qui représente la même quantité dans chaque colonne.
  • Choisir un code couleur pour travailler les unités (ex: bleu), les dizaines (ex: rouge) et les centaines. Prendre des baguettes bleues et des élastiques rouges. Demander à l’enfant de prendre quelques baguettes parmi 9, lui les faire compter et écrire le chiffre en bleu. Puis lui donner 12 baguettes et lui demander de les dénombrer. Faire un paquet de 10 baguettes avec l’élastique qui représentera une dizaine, lui faire écrire le 1 (1 paquet de 10) en rouge et le 2 (il reste 2 baguettes) en bleu.
  • Pour travailler l’ordre décroissant des nombres voici un exercice très ludique. Mesurer avec l’enfant sa taille et celle de quelques camarades, noter sur une feuille le nom et la taille de chacun. Leur demander de se ranger du plus grand au plus petit. Comparer ensuite les valeurs numériques à leur ordre dans le rang.