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Dysphasie – Lecture


  • Pour travailler la reconnaissance des chiffres et des lettres, passer par le toucher permet de renforcer l’image mentale. Fabriquer ceux-ci en carton et en cacher un dans un sac opaque pour le faire deviner à l’enfant.
  • Lui offrir dès que possible l’opportunité de pouvoir compenser son trouble oral en passant par le langage écrit. Avant sa mise en place, commencer à installer le sens de la lecture en disposant les pictogrammes de gauche à droite.
  • Choisir des thèmes de lecture connus par l’enfant et qui lui plaisent.
  • Accepter la lecture à voix basse.
  • Les livres audio peuvent susciter son intérêt quand il est petit, et lui faire découvrir des œuvres littéraires lorsqu’il sera plus âgé.
  • Choisir un vocabulaire qui lui sera utile et travailler la lecture de ces mots qui doivent être simples, fréquents et connus par l’enfant. Automatiser la lecture de ces mots en exerçant l’enfant régulièrement.
  • À partir de ce stock de mots, montrer le lien entre le son entendu et la ou les lettres écrites.
  • Augmenter petit à petit le stock de mots, et lorsqu’un nouveau mot est présenté à l’enfant montrer une image correspondant à ce mot.
  • Pour l’apprentissage de la lecture, commencer par des mots phonétiquement éloignés. Opposer les consonnes explosives (p, t, k, b, d, g) aux consonnes fricatives (f, s, ch, v, z, j) que l’on peut prolonger. Trier les mots selon les sons qu’ils contiennent. Aborder un son à la fois.
  • Trier les mots selon les graphèmes qu’ils contiennent permet une organisation dans l’esprit de l’enfant et facilite la récupération en mémoire.
  • Utiliser une police et une taille d’écriture qui lui conviendront (ex: comic sans MS, times new roman ou arial, minimum 12 et interligne 1,5). Aérer les documents.
  • La méthode d’apprentissage de la lecture par imprégnation syllabique peut lui être profitable. Cette approche syllabique de la lecture consiste à mettre en couleur les syllabes en alternant rouge et bleu, en gris les lettres muettes et en noir les petits mots qui doivent être lus de manière globale. Les mots irréguliers sont soulignés. On rend visibles les liaisons comme dans l’exemple suivant où tout orange se lit : « tou torange » c’est pourquoi le [t] est en rouge puisqu’il est lu avec le [o] de orange. Ex: La petite souris habi tedans un potiron tout orange.
  • Il existe d’autres méthodes comme les gestes de Madame Borel-Maisonny (que vous pourrez retrouver dans son livre Bien lire et aimer lire), la méthode des alphas. Il est important de choisir la méthode selon ce que l’orthophoniste a déjà mis en place.
  • Créer un répertoire de mots dont la lecture doit être globale avec les mots les plus fréquents et tous les mots outils (ex: le, la, dans, et…).
  • Éviter de le faire lire à haute voix devant toute la classe si cela le gêne. Proposer à l’enfant de préparer un texte pour le lire en classe.
  • Demander à l’enseignant de fournir les textes à l’avance pour qu’il puisse les lire à la maison. Vous pouvez ainsi préparer un lexique dans la marge du texte pour les mots compliqués.
  • Demander au professeur d’écrire lisiblement au tableau, de façon aérée et d’effacer lorsqu’il passe à autre chose (quand les élèves ont fini de copier).
  • Utiliser des repères en couleurs (feu vert à gauche pour indiquer où on commence à lire, jusqu’au feu rouge à droite…)
  • Soulager la lecture si cela est fatigant pour lui. Lire une phrase chacun, choisir des phrases courtes pour l’enfant. Lui lire la consigne ou certains textes.
  • Relire ce qu’il a lu afin qu’il ait un modèle correct.
  • Lui signaler les idées importantes. Vérifier sa compréhension soit en lui demandant d’expliquer avec ses mots soit en mimant.
  • Expliquer le vocabulaire non compris et surtout toutes les expressions figurées (ex: être dans la lune, jeter un coup d’œil…).
  • Si possible répartir la charge de travail dans la journée, si 1h de lecture est prévue pour la classe il serait préférable que l’enfant dysphasique dispose de 4 plages de 15 minutes.
  • Enlever les illustrations sur certains textes pour inciter l’enfant à se faire sa propre représentation mentale. Il pourra illustrer lui-même l’histoire pour développer son imagination.
  • Faire de nombreux allers-retours entre oral, écrit, pictogrammes et expérimentations (actions, mimes, toucher, ressentis…).
  • Pour les mots qui sont difficiles à lire pour l’enfant, ajouter un indice visuel dans le mot (ex: pour moto dessiner des roues dans chaque « o »).
  • Des aides à la lecture sont disponibles sur ce site: http://www.facilecture.fr/.