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Dyscalculie – Résolution de problème


  • Partir du raisonnement de l’enfant : s’assurer que la méthode peut fonctionner et qu’elle lui permet d’être suffisamment rapide et efficace. Partir de son raisonnement pour lui apporter des astuces supplémentaires ou lui proposer une autre façon de procéder.  

  • D’abord se demander ce qu’on cherche : poser des questions à l’enfant, décortiquer pour voir s’il a bien compris la demande.

    Exemple, si on dit « combien ça coûte ? », on cherche en … ?, si on dit « combien ça pèse ? », on cherche en … ?

    Vérifier la bonne lecture des consignes énoncées. Demander à l’élève de reformuler ce qui lui est demandé. Si l’enfant peine à trouver la réponse, lui faire redire la consigne pour vérifier qu’il l’a bien en tête.

  • Schéma ou texte ? : partir du principe que les schémas n’aident pas tous les enfants. Pour les enfants qui souffrent d’une difficulté de la structuration spatiale ou les enfants avec troubles praxiques visuo-spatiaux associés, il vaut mieux leur demander d’expliquer le texte avec leurs mots pour en faire ressortir les étapes.

  • Utiliser l’ordre chronologique pour les énoncés de problèmes avec un schéma sur une flèche (pour les problèmes dont le texte et la formulation des phrases ne sont pas chronologiques).

  • Analyser et planifier les étapes avec l’enfant : surligner la consigne en différentes couleurs, verbaliser les étapes ou les représenter sous forme de schéma si l’enfant en éprouve le besoin.

  • Lui faire jouer la scène pour qu’il comprenne ce qui est dit dans le texte et ce qu’il faut faire. Ne pas l’imposer à des enfants très timides bien sûr. Concrétiser les consignes, les situations, les concepts, avec du matériel différent. 

  • Passer du texte à l’opération. En tant qu’adulte, on fera facilement le calcul de tête pour trouver directement le résultat. L’enfant, lui, a besoin de passer par cette étape de mise en opération.

    Par exemple, si l’énoncé dit « Paul revient de la pêche avec 3 poissons. Il croise un pêcheur qui lui en donne 2 de plus. Malheureusement, un des ses poissons glisse de son seau en chemin. Combien lui en reste-t-il ? ». Cela revient à l’opération suivante : 3+2-1 = 4. Paul revient avec 4 poissons.

  • Matérialiser le sujet de l’énoncé (par exemple ici les poissons). Ne pas hésiter à dessiner et découper les poissons pour ensuite les faire manipuler par l’enfant.

  • Lui faire vérifier quand il a terminé l’exercice. Cela devra être un automatisme dans le futur.

  • Les problèmes additifs : face à ces problèmes additifs, l’enfant peut ne pas rencontrer de difficultés dans les opérations à faire pour trouver la solution, mais ça sera plus souvent dans les étapes chronologiques qu’il aura des difficultés, c’est-à-dire dans la compréhension de l’énoncé.

    Exemple : Martin a des billes. Il en gagne 6. Maintenant il en a 8. Combien de billes avait-il au début ? Là, l’enfant doit trouver la situation de départ et pour ce faire il doit « remonter le temps ».

    La manipulation d’objet reste là encore très utile.

  • Autre problème : Dans un vase il y a 7 fleurs ; des roses et des marguerites. Sachant qu’il y a 3 marguerites, combien y a-t-il de roses ?

    Ici on rencontre la notion d’inclusion de classe. Dans le tout, il faut trouver la partie.

  • Les problèmes ou la question porte sur l’état final sont donc beaucoup plus faciles ! Par exemple : Avant il y avait 2 chiens à la maison. La chienne a eu trois chiots. Combien y a-t-il maintenant de chiens à la maison ? Réponse : 5.

    Commencer par proposer ce type de problèmes à l’enfant.

  • Le contexte : il joue un rôle primordial dans la compréhension des problèmes. Un contexte connu de l’enfant le mettra plus à l’aise face à l’exercice. Les chocolats, les bonbons, les billes, les garçons/les filles…facilitent la compréhension et la résolution du problème. Un contexte simple aide à la mise en œuvre des procédures de résolution.

    Donc, si les problèmes ne sont pas « abordables » d’un point de vue contextuel, les adapter si possible. Pour cela, un travail d’anticipation doit être réalisé. L’enseignant adaptera les énoncés ou vous demandera peut-être de le faire pour le lendemain. Inspirez-vous des énoncés compris par l’enfant.

  • Représentation : vous pouvez demander à l’enfant de dessiner le contexte du problème. Aidez-le à saisir les bons indices (parfois certains indices ne sont présents dans l’énoncé que pour perturber la logique de la résolution).

  • Si l’énoncé est incompris : expliquer le vocabulaire que l’enfant ne comprend pas ou ne connait pas, reprendre l’ordre des données, mettre en valeur la question (surlignage), changer le temps utiliser (mettre au présent).

  • Pour ne pas surcharger la mémoire : répéter la consigne puis proposer plusieurs consignes simples pour fractionner une consigne complexe. 

  • Certains énoncés de mathématiques posent problème car ce qui est écrit dans un sens va devoir être résolu dans l’autre.

    Exemples : « Prendre les 4/5 de 20 euros. » Ce qu’il faut faire : prendre toutes les pièces pour un total de 20, les diviser en 5 tas égaux et en garder seulement 4.

    Martin a 3 bonbons de plus que Marie. Marie a 6 bonbons. Combien de bonbons a Martin ? Il faudra d’abord prendre 6 bonbons (représentés par des jetons), et en ajouter 3 pour trouver le nombre de bonbons de Martin.