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Dyscalculie – Multiplication et division


  • Certains enfants ne parviennent pas à se détacher du concret et à aborder une opération comme 3 x 6 autrement que comme 3 + 6.

  • La démarche qui consiste à considérer que 3 x 6, c’est le 6 qu’on répète à 3 reprises, donc 6 + 6 + 6, n’est pas naturelle pour ces enfants. Ou inversement pour la division que 18/3, c’est 18 qu’on partage en 3 parties égales.

C’est difficile car quand on fait une addition on voit tous les éléments, alors que dans une multiplication, l’un d’entre eux doit être imaginé. Exemple : 3 + 2 (on peut représenter les 2) ou 3 fois 2 (on voit le 3 OU le 2).

  • Faire comprendre à l’enfant que le signe « multiplié » est le signe simplifié d’une addition reproduite plusieurs fois.

  • L’autre obstacle peut être la mémorisation des tables de multiplication. Pour travailler la mémorisation des tables de multiplication, il faut les travailler à petites doses et fréquemment. Par exemple, vous pouvez demander à l’élève quelques multiplications d’une table déjà apprise.  

  • Pour travailler la multiplication : utiliser une bande avec les chiffres écrits de façon chronologique :

    1

    2

    3

    4

    5

    6

    7

    8

    9

    10

    11

    12

    13

    14

    15

    16

    17

    18

    19

    20

    21

    Utiliser les deux chiffres 3 et 6 mais avec 3 bandes de 6, que l’enfant devra placer en dessous de la grande bande. Il trouve ainsi le résultat final.

     

     

     

     

     

     

    Après plusieurs essais, vous pouvez transformer les cases qui représentent 6 par le chiffre 6, pour automatiser l’opération. L’enfant aura 3 petites bandes avec 6 écrit dessus. Donc il fera l’opération 3 x 6.

  • Pour la division, il en sera de même. Exemple 18/3. L’enfant se sert de petites bandes de 3 qu’il place sur la grande bande jusqu’à arriver à 18. Ensuite il compte le nombre de bandes qu’il a placées. Ici ce sera 6 bandes.

  • Pour l’apprentissage des tables, si l’enfant ne parvient vraiment pas à les mémoriser, et avec l’accord de l’enseignant, vous pouvez utiliser des « mémos » pour décharger l’enfant. Il pourra ainsi se concentrer uniquement sur les tâches mathématiques qui demandent de la réflexion.

    Pour les divisions, il faudra lui apprendre à s’en servir : S’il doit chercher 18/3, il doit chercher dans la table des 3 et considérer que 18 sera alors le résultat final dans le cas d’une multiplication. Donc il cherche le chiffre à l’intérieur de l’opération.  

  • La division est l’opération la plus difficile. Elle fait appel à la connaissance des tables de multiplication, à la technique de la soustraction. Présenter les tables de multiplication pour soulager le travail de l’enfant.

    Le travail sur la division est souvent allégé, la priorité se portant sur le sens des opérations. On travaillera alors avec des problèmes.

  • Cette règle a été fabriqué par l’association des parents d’enfants dyslexiques. Son utilisation lors des problèmes ou des opérations plus complexes évite à l’enfant de perdre du temps ou de se fatiguer dans la recherche des « bons résultats ».

  •  Mettre à disposition la calculatrice pour les problèmes, si l’enseignant l’autorise.

  • Pour mettre du sens à la multiplication et à la division, utiliser des jetons, des paquets, des feutres.

  • On peut également proposer des histoires qui rendent compte des quatre opérations.