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Dyscalculie – Langage


  • L’enfant qui rencontre des troubles logico-mathématiques peut se retrouver en difficulté dans la logique aussi bien mathématique que la logique du langage. 

  • Dans notre langue, on utilise des mots comme « plus que », « moins que », « le plus », « le moins », que l’enfant dyscalculique pourra avoir du mal à comprendre. Si vous dites à l’enfant : « tu as plus de bonbons que Marie », ce sont des mathématiques.

  • D’autres termes sont encore plus complexes, comme « quelques »,  « tous », « certains », « aucuns ». La compréhension de l’enfant est donc parfois assez approximative. Vérifiez que les consignes sont comprises, reformulez, simplifiez…

  • Certains énoncés de mathématiques posent problème car ce qui est écrit dans un sens va devoir être résolu dans l’autre.

    Exemple : « Prendre les 4/5 de 20 euros. » Ce qu’il faut faire : prendre toutes les pièces pour un total de 20, les diviser en 5 tas égaux et en garder seulement 2.

    Martin a 3 bonbons de plus que Marie. Marie a 6 bonbons. Combien de bonbons a Martin ? Il faudra d’abord prendre 6 bonbons (représentés par des jetons), et en ajouter 3 pour trouver le nombre de bonbons de Martin.

  • Pour une recette de cuisine les actions sont souvent inversées : ajouter 125g de sucre après avoir fait fondre le beurre. L’énoncé « faire fondre le beurre et ajouter 125 g de sucre » est plus simple à comprendre. Remettre dans l’ordre les séquences peut aider l’enfant à comprendre.

  • On peut aussi formuler les énoncés sous forme d’historiettes. Faire visualiser la scène à l’enfant .

    Exemple : Marie est première de la course. Martin la suit de près. Mais Paul les dépasse. Avant la ligne d’arrivée, Marie fait un sprint et arrive la première. Qui arrive en second et en dernier ?